Cinq relances
calées le même mois
Mi-août, cinq prospects m'ont donné la même réponse, à quelques jours d'écart : "rappelez-moi début septembre". Sur le moment, caler une date précise dans l'agenda m'a semblé la bonne discipline. Trois semaines plus tard, en relisant mon propre tracker, j'ai vu le vrai problème : les cinq dates étaient tombées sur la même quinzaine.
Caler une date précise de relance plutôt qu'un vague "à recontacter" évite d'oublier un prospect, c'est une vraie discipline et elle marche. Mais sans vérifier où cette date tombe par rapport aux autres relances déjà calées, on se retrouve avec cinq ou six dossiers à rouvrir la même semaine, ce qui revient au problème de départ sous une autre forme : plus le temps de bien faire chacun. La vraie discipline n'est pas de caler une date. C'est de caler une date qui ne rentre pas en collision avec les autres.
Ce n'est pas un article sur une technique de vente. C'est un article sur une erreur que j'ai mise trois semaines à voir, alors qu'elle était écrite noir sur blanc dans mon propre fichier de suivi depuis le début.
Mi-août, la même réponse cinq fois de suite
Je fais de la prospection téléphonique régulière sur les zones d'activité autour de chez moi, cinq appels par semaine minimum, pendant le sport en général. Mi-août, la même phrase revenait en boucle : congés, boîte fermée, "rappelez-moi en septembre". Un chauffagiste, un électricien, une entreprise de métallerie, un artisan chapiste, une société de dératisation : des secteurs différents, mais tous fermés ou ralentis en même temps, pour la même raison saisonnière.
Sur le moment, chaque appel a été traité correctement, un par un. Je n'ai laissé aucun de ces contacts filer dans le vague. Le problème n'est jamais venu d'un appel raté, il est venu de ce que j'ai fait juste après avoir raccroché.
Caler une date, la bonne habitude que j'ai prise cet été
Plutôt que d'écrire "à relancer" dans un coin, j'ai pris l'habitude de créer un événement daté directement sur mon calendrier professionnel pour chaque prospect qui demande un rappel plus tard. Pas une ligne dans un fichier qu'il faut penser à relire, un rendez-vous avec moi-même qui revient tout seul le jour venu.
Cette discipline n'est pas un détail. Les chiffres généralement cités dans le secteur de la vente parlent d'eux-mêmes : 80% des ventes se concrétisent après la cinquième relance, alors que 44% des commerciaux abandonnent dès la première tentative restée sans réponse. Le sujet n'est presque jamais l'offre elle-même, c'est la capacité à revenir au bon moment, plusieurs fois, sans que ça repose sur la mémoire.
Le problème que je n'ai vu qu'en relisant mon propre tracker
Chaque date calée individuellement m'a paru juste sur le moment. Le chauffagiste revient le 1er, l'électricien le 3, la dératisation début septembre aussi, l'artisan chapiste "début septembre" également, la métallerie un peu plus loin dans le mois. Aucune de ces dates n'était fausse. C'est en les regardant toutes ensemble, dans le même tableau, que j'ai vu ce que je n'avais pas anticipé : cinq relances allaient tomber sur la même quinzaine, sans que je l'aie décidé, seulement parce que "début septembre" est la réponse par défaut que tout le monde donne après des vacances d'été.
Caler une date, ça règle le problème d'oublier un prospect. Ça ne règle jamais le problème de mal faire cinq relances le même jour, parce qu'aucune n'a été pensée par rapport aux autres.
C'est exactement le même mécanisme qu'un DJ qui accepte cinq demandes de date sans ouvrir son agenda entre chaque message. Chaque "oui" pris séparément semble raisonnable. Le problème n'apparaît que le jour où on pose enfin les cinq dates côte à côte.
Ce que je change avant septembre
La correction n'est pas compliquée, elle demande juste une étape de plus à chaque fois qu'un prospect propose une date de rappel.
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- 1Regarder la semaine avant de valider la date
Avant d'accepter "début septembre" ou de créer l'événement, ouvrir le calendrier et voir combien de relances sont déjà positionnées cette semaine-là.
- 2Proposer soi-même une date différente si c'est déjà chargé
Un prospect qui dit "rappelez-moi début septembre" accepte presque toujours une date précise à la place, du moment qu'elle reste dans la période demandée.
- 3Préparer l'angle de chaque relance à l'avance, pas le jour même
Relire le dossier et noter l'angle d'ouverture au moment où la date est calée, pas dans la précipitation le jour du rappel.
- 4Grouper par profil quand c'est possible
Traiter les dossiers proches (même secteur, même objection) le même jour plutôt qu'un jour sur trois, pour rester dans le même état d'esprit d'un appel à l'autre.
- 5Accepter qu'une date glisse d'une semaine
Décaler une relance de quelques jours pour mieux faire les autres n'est pas un échec de planning, c'est le planning qui fonctionne.
Rien de tout ça ne demande un logiciel de CRM. Ça demande de relire l'ensemble avant d'ajouter une ligne de plus, ce que je n'avais tout simplement pas fait cet été.
FAQ : Questions fréquentes
- Pourquoi caler une date précise de relance plutôt que noter "à relancer plus tard" ?
- Une note vague comme "à relancer" n'a pas de déclencheur : rien ne la fait remonter au bon moment, elle se noie dans la liste. Une date précise posée dans l'agenda, avec un rappel, revient d'elle-même le jour venu. C'est la différence entre une intention et un engagement envers soi-même.
- Combien de fois faut-il relancer un prospect avant d'abandonner ?
- Les chiffres cités dans le secteur de la vente indiquent que 80% des ventes se concrétisent après la cinquième relance, alors que 44% des commerciaux abandonnent dès la première tentative sans réponse. L'écart entre ce que demande une vente et ce que fait la majorité des vendeurs est là.
- Comment éviter que plusieurs relances tombent le même jour ?
- Avant de valider une date de relance, regarder ce qui est déjà calé sur la même semaine. Si trois relances sont déjà positionnées, proposer une date légèrement différente plutôt que d'accepter par défaut le premier créneau venu, même si le prospect ne fixe rien de précis.
- Faut-il un CRM pour gérer ça quand on est seul ?
- Pas forcément. Un agenda partagé avec des rappels et un tableau de suivi relu chaque semaine suffisent pour un volume raisonnable de prospects. Le vrai outil qui manque le plus souvent n'est pas le logiciel, c'est le réflexe de relire l'ensemble des dates calées avant d'en ajouter une nouvelle.
- Que faire si le prospect dit juste "rappelez-moi en septembre" sans jour précis ?
- Proposer soi-même une date précise plutôt que de laisser un mois entier flou. C'est le moment de choisir un jour qui n'est pas déjà chargé d'autres relances, au lieu de caler par défaut sur le lundi du mois, comme tout le monde.
Sources
En résumé
Caler une date de relance au lieu d'un vague "plus tard" reste la bonne habitude, elle évite d'oublier un prospect et elle est cohérente avec ce que demandent la plupart des ventes : plusieurs tentatives, pas une seule. Mais une date calée sans regarder les autres n'est qu'une moitié du travail. La seconde moitié, c'est de prendre deux minutes pour vérifier que cette date ne va pas s'entasser avec quatre autres la même semaine. Je ne l'avais pas fait cet été. Je le fais maintenant, avant que septembre n'arrive.
Vos relances commerciales vous échappent, elles aussi ?
On regarde ensemble comment structurer un suivi simple, des rappels automatiques et un tableau de bord qui montre les collisions avant qu'elles n'arrivent.
Parlons-enFreddy Gervason, mfdy.digital · Webdesign, SEO, GEO & automatisation IA à Lyon.
Article publié le 24 août 2026. Dernière mise à jour : 24 août 2026.