Choisir son prestataire

3 questions a poser a son agence web

Avant de signer, trois questions suffisent a trier le marche : a quel nom sera déposé le domaine, qui réalise concrètement le travail, et comment le résultat sera mesure. Une agence solide répond aux trois en trente secondes et l'écrit dans le devis.

Résumer avec l'IA ChatGPT Claude Perplexity
Réponse rapide

Les trois questions : 1. Le nom de domaine sera déposé a quel nom ? 2. Qui code concrètement mon site ? 3. Je vois le résultat ou, avec quels chiffres ? Une agence de façade botte en touche sur au moins une des trois. C'est tout le test, et il ne demande aucune compétence technique.

Gorille mascotte mfdy.digital face a un commercial d'agence web, trois cartes avec un point d'interrogation posées sur la table
Trois questions posées calmement. C'est le silence d'en face qui répond.

Quand un dirigeant choisit son prestataire web, il compare le tarif, les réalisations et le feeling avec le commercial. C'est logique : c'est ce qu'on lui montre. Le problème, c'est qu'aucun des trois ne dit quoi que ce soit sur ce qui va se passer dans dix-huit mois, quand il voudra changer un texte, recuperer ses accès ou comprendre pourquoi son trafic n'a pas bouge. Les trois questions qui suivent ne coûtent rien et révèlent en une réunion ce qu'un devis de trente pages cache très bien.

Question 1 : le nom de domaine, il sera déposé a quel nom ?

C'est la question la plus courte et la plus lourde de conséquences. Le titulaire du nom de domaine est celui qui le contrôle juridiquement : pas celui qui le paye, pas celui qui l'utilise, celui qui est inscrit comme titulaire.

Le schéma classique du piège : l'agence dépose le domaine a son nom, héberge sur son compte, garde le code source. Le client paye chaque mois. Tant que tout va bien, personne ne regarde. Le jour ou la relation se dégrade, le client découvre qu'il ne possède ni son adresse, ni ses emails, ni le référencement construit pendant des années.

Ce n'est pas un risque théorique. En 2025, l'AFNIC a traite plus de 1 200 litiges lies aux domaines en .fr, soit 18 pour cent de plus qu'en 2024, et l'OMPI plus de 6 200 litiges, sa charge la plus lourde depuis sa création. Les décisions rendues au premier trimestre 2026 sont déjà en hausse de 15 pour cent sur un an. Le coût moyen d'un incident de perte de domaine pour une PME est estime entre 10 000 et 50 000 euros.

La réponse qui rassure, celle qui doit t'alerter

Ce qui rassure : "Le domaine est déposé au nom de votre entreprise, vous êtes titulaire, l'email administratif est le votre, et je vous transmets les identifiants du registrar." Ce qui doit alerter : "Ne vous inquiétez pas, on gère tout, c'est plus simple pour vous." La simplicité qu'on te vend la, c'est la tienne qu'on retire, pas la leur qu'on ajoute.

À retenir

Exige quatre choses noir sur blanc : le domaine au nom de ton entreprise avec toi en contact administratif, les identifiants du registrar remis même si tu ne t'en sers jamais, une clause de réversibilité listant les livrables et accès rendus en fin de contrat, et la cession explicite des droits sur le code et les visuels.

Question 2 : qui va coder mon site, concrètement ?

La sous-traitance n'est pas un scandale. Le développement web en marque blanche est un modèle légal et répandu : un prestataire technique produit pour le compte d'une agence, qui revend sous sa marque. Bien pilote, ça fonctionne très bien. Ce qui pose problème, c'est le silence.

Une partie du marche fonctionne en façade commerciale : l'agence vend, puis fait développer par des sous-traitants ou des freelances qui changent d'un projet a l'autre. Ce n'est pas illégal, mais ça doit être annoncé, parce que ça change tout : qualité variable, perte d'information a chaque intermédiaire, et personne qui connaît vraiment ton code six mois plus tard.

La question n'est donc pas "est-ce que vous sous-traitez", c'est "qui fait quoi, et qui reste responsable quand ça casse". Une agence honnête répond sans gêne. Une agence de façade se met a parler de "notre équipe" au singulier flou. Les trois sous-questions qui font tomber le masque : qui sera mon interlocuteur technique dans six mois quand j'aurai un bug, qui reprend le dossier si la personne qui a construit mon site part, et sous quelle forme je recupere le code source.

La questionReponse qui rassureReponse qui alerte
Le domaine est a quel nom ?Au votre, voici les accès registrar"On gère tout, c'est plus simple"
Qui code concrètement ?Moi ou mon dev, voici son nom, et voici qui reprend s'il part"Notre équipe s'en occupe", sans nom ni process
Je vois le résultat ou ?Analytics et Search Console a votre nom, rapport mensuel avec positions et contacts"On vous enverra un reporting", sans indicateur ni accès
F
Mon avis en une phrase

Je sous-traite parfois le design, jamais la responsabilité : si mon client a un bug a 22h, c'est moi qu'il appelle, et c'est moi qui connais son code. Une agence qui ne peut pas te dire ça en une phrase te vend un intermédiaire, pas un prestataire.

Question 3 : je le vois ou, le résultat ?

"On va faire du SEO" n'est pas un engagement, c'est une intention. La troisième question consiste a transformer la promesse en quelque chose de vérifiable : quels indicateurs, a quelle fréquence, dans quel outil, avec quel accès.

Un rapport qui liste les taches realisees et les impressions mesure une activité ; un rapport qui montre les positions sur des requêtes précises, le trafic organique, les appels et les formulaires reçus mesure un résultat. Les deux se ressemblent en PDF. Un seul se traduit en chiffre d'affaires.

Le terrain explique pourquoi la question ne se pose presque jamais : 99 pour cent des dirigeants de TPE et PME françaises reconnaissent l'importance d'être présents en ligne, un tiers n'a pourtant toujours pas de site, et deux tiers consacrent moins de 300 euros par an a leur visibilité. A ce niveau d'investissement, le suivi n'existe simplement pas.

3 actions a faire avant ton prochain rendez-vous

  1. Verifie qui est titulaire de ton domaine actuel. Tape ton domaine sur le whois de l'AFNIC ou de ton registrar. Si ce n'est pas le nom de ton entreprise qui apparaît, tu as un sujet a régler cette semaine, avant même de parler de refonte.
  2. Ouvre Google Analytics et Search Console. Si tu n'as pas de compte a ton nom, ou si tu ne sais pas ou ils sont, personne ne mesure rien. Un prestataire peut y avoir accès, mais le compte propriétaire doit rester le tien.
  3. Ecris les trois questions sur un post-it et emmène-le en rendez-vous. Pose-les dans cet ordre et regarde le temps de réponse. Ce n'est pas la réponse qui informe, c'est l'hésitation.
Une agence qui répond droit sur ces trois-la, tu peux bosser avec. Une qui botte en touche, t'as ta réponse.

FAQ : Questions fréquentes

Quelles questions poser a une agence web avant de signer ?
Trois questions suffisent a trier le marche. Un, a quel nom sera déposé le nom de domaine et qui détient les accès a l'hébergement. Deux, qui réalise concrètement le travail : l'agence en interne, un freelance, un sous-traitant. Trois, comment le résultat sera mesure : quels indicateurs, a quelle fréquence, dans quel outil auquel tu as accès. Une agence solide répond aux trois sans hésiter et l'écrit dans le devis.
Le nom de domaine doit-il être au nom du client ou de l'agence ?
Au nom du client, toujours. Le titulaire du nom de domaine est celui qui le contrôle juridiquement, pas celui qui le paye. Si l'agence est titulaire, elle peut le conserver en cas de désaccord et le client perd son adresse, ses emails et son référencement. Le domaine doit être déposé au nom de l'entreprise, avec l'email du dirigeant en contact administratif, et le client doit disposer des identifiants du registrar.
Combien coûte la perte d'un nom de domaine pour une PME ?
Le coût moyen d'un incident lie a la perte d'un nom de domaine est estime entre 10 000 et 50 000 euros pour une PME : perte des emails, du trafic acquis, du référencement, plus les frais de récupération. En 2025, l'AFNIC a traite plus de 1 200 litiges lies aux domaines en .fr, soit une hausse de 18 pour cent en un an, et l'OMPI plus de 6 200 litiges, un record depuis sa création.
Est-ce grave si une agence web sous-traite mon site ?
Non en soi. La sous-traitance en marque blanche est une pratique légale et courante. Ce qui pose problème, c'est de ne pas l'annoncer. Une agence de façade qui vend puis fait produire par des freelances changeants expose le client a une qualité variable, a une perte d'information a chaque intermédiaire et surtout a une situation ou plus personne ne connaît le code six mois plus tard. La question n'est pas de savoir si l'agence sous-traite, mais si elle le dit et qui reste responsable.
Que doit contenir un vrai reporting d'agence web ?
Des chiffres vérifiables dans un outil auquel le client a accès : positions sur des requêtes précises, trafic organique, appels et formulaires reçus, évolution mois par mois. Un rapport qui ne parle que d'impressions, de posts publies ou de taches realisees mesure une activité, pas un résultat. Le client doit être propriétaire de ses comptes Google Analytics et Search Console, pas simplement destinataire d'un PDF.
Combien les TPE dépensent-elles pour leur visibilité en ligne ?
Tres peu. 99 pour cent des dirigeants de TPE et PME françaises reconnaissent l'importance d'être présents sur internet, mais un tiers n'a toujours pas de site, et deux tiers consacrent moins de 300 euros par an a leur visibilité en ligne. A ce niveau d'investissement, le suivi est souvent inexistant.
Que faire si mon agence refuse de me donner mes accès ?
Reclamer par écrit la liste complète des accès : registrar du domaine, hébergement, back-office, Google Analytics, Search Console, fiche Google Business. Si le domaine est déposé au nom de l'agence sans mandat clair, des procédures de récupération existent (SYRELI ou PARL EXPERT pour le .fr, UDRP a l'international). Le mieux reste d'exiger avant signature une clause de réversibilité qui liste les livrables et les accès remis en fin de contrat.

Sources

Freddy Gervason, mfdy.digital
Freddy Gervason
Fondateur de mfdy.digital. Webdesign, SEO, GEO et automatisation IA pour les TPE et indépendants a Lyon. 20 ans en club avant de passer au digital.

Pose-moi les trois questions.

Domaine a ton nom, un seul interlocuteur qui code, un rapport mensuel avec des chiffres que tu peux vérifier toi-même. C'est la base, pas une option. Si ma réponse te va, on parle du reste.

Parlons-en

Freddy Gervason, mfdy.digital · Webdesign, SEO, GEO & automatisation IA à Lyon.
Article publié le 16 juillet 2026. Dernière mise à jour : 16 juillet 2026.